L'inconscient parle !

J-3 de l’ablation – mode warrior ! (enfin presque)

12 octobre 2018

Une warrior (enfin presque…;) (j’ai quand même des doutes parfois … ),

Au moment où j’écris cet article, je suis à 72h de l’intervention, et je me sens un peu en Warrior alors qu’avant hier, j’étais encore bousculée. Mais rien ne me garantit que demain je ne pleure pas. Et si je pleure, alors je pleure. Ce sera ainsi.

Un cancer du sein, c’est une épreuve psychologique. C’est accepter de remettre votre confiance dans les mains de personne que vous ne connaissez pas. C’est accepter ce que vous n’avez pas envie de perdre. C’est accepter l’inévitable. On ne peut échapper à une grande fatigue mentale.

Examens et traitements médicaux s’enchaînent à un rythme soutenu. Dans des endroits où d’autres souffrent (vous n’êtes dans votre cocon et vous vous avez simplement envie de fuir l’hôpital et toutes les salles d’attente !) C’est éprouvant physiquement.

Votre corps devient un objet. Vous ne maîtrisez rien. (Quand on est une personne qui a l’habitude de tout maîtriser, c’est raide).

Et puis, on touche à votre sein…. Avec toutes les symboliques qu’il peut avoir et qu’il a vécu depuis sa naissance. L’emblème qui marque une différence sexuelle. Celui qui vous a peut être servi à allaiter vos enfants. Celui qui a été l’objet de fantasme, de désir. Il va être remplacé soit par une cicatrice, ou bien un « faux sein » qui n’aura pas été investi dans un premier temps d’affects.

La question sous jacente est « une femme sans sein est elle encore une femme ? Une femme dont la symétrie va être marquer est elle encore une femme ?
Intiment parlant, je reste une femme. C’est une revendication pour ma part. Mais je ne peux vous dire expliciter parfaitement pourquoi, aussi…la suite de cette histoire est à venir après mon opération 😉

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